Un professeur de chimie de l'Ecole de Médecine de Paris du nom de Louis Nicolas Vauquelin,
découvrit en 1909, un principe actif azoté dans les feuilles de tabac. Grâce à ses recherches,
la nicotine fut décelée quelques années plus tard dans le tabac. On sait aujourd’hui qu’elle
représente environ 5% du poids de la plante et que le tabac est la seule plante en contenant
de la nicotine.
La nicotine agit directement sur le cerveau au niveau d’une région appelée noyau accumbens et
liée au plaisir. À basse concentration, elle stimule notre système nerveux. À haute dose, elle
provoque des nausées et des vomissements puis la mort par paralysie respiratoire.
L’effet est très rapide : 7 secondes pour aller des lèvres au cerveau. Celui-ci réagit en
produisant des endorphines comme la dopamine qui vous mettent sur un petit nuage.
Contrairement aux autres drogues, la nicotine ne perturbe pas la vie sociale – elle fut
même pendant un temps un élément socialisant. Elle ne provoque pas de comportements atypiques,
touche toutes les couches sociales et professionnelles… Elle n’en est pourtant pas moins une
drogue dure et son accoutumance est très rapide. La nicotine est d’ailleurs avec la cocaïne et
l’héroïne une des trois drogues qui accrochent le plus. 4 à 5 cigarettes par jour suffisent pour
créer une dépendance. Ceci à cause des nombreux adjuvants entrant dans la composition de la cigarette
et notamment l’ammoniac, un additif permettant l’inhalation de fumée sans provoquer de toux et facilitant
l’absorption de la nicotine.