Les campagnes d’information se multipliant, le prix du tabac ne cessant d’augmenter,
les fumeurs affirment de plus en plus leur envie d’arrêter de fumer. Mais l’envie ne
suffit pas. Il faut vraiment ancrer votre décision, être fermement motivé et volontaire.
Arrêter de fumer n’est pas facile, ne nous leurrons pas mais au terme de quelques jours de
bataille contre l’envie, quelle satisfaction personnelle ! Sans compter les effets physiques
rapidement observables : après seulement une semaine d’arrêt, vous retrouverez une rythme cardiaque
normal, le sang est à nouveau bien oxygéné et le risque d’accident cardiovasculaire grandement diminué.
Si le souffle est plus long à revenir, vous retrouverez rapidement un confort respiratoire et progressivement
la disparition de la toux.
Alors si vous avez envie d’arrêter, voici venu le moment d’analyser les raisons qui vous conduisent à fumer
et celles qui vous motivent à arrêter. Soyez honnête avec vous-même. Prenez une feuille de papier, séparez-la
en deux et noter les avantages et inconvénients.
Ensuite il convient dévaluer votre niveau de dépendance. Par des tests, type test de Fagerström
[>>>>Faire le test] ou simplement en vous
interrogeant sur le type de dépendance.
Il n’existe en effet pas un mécanisme mais plusieurs selon que :
- l’on est dépendant à la nicotine
- l’on est dépendant de la gestuelle associée à la cigarette (contenance, moment de pause,…)
- l’on est dépendant par le comportement lorsque le tabagisme est profondément imprimé dans le comportement
- l’on est dépendant socialement du fait de notre environnement.
Interrogez-vous également sur votre degré de motivation : test Q-Mat.
[>>>>Faire le test] Car ne perdons pas
de vue que comme tout arrêt d’une drogue, le sevrage tabagique entraîne des modifications du
comportement : irritabilité, anxiété, insomnies, prise de poids… Et c’est d’ailleurs souvent ce dernier
effet que redoutent les futurs ex-fumeurs et notamment les femmes.
Durant la période de sevrage, l’appétit est en effet accrû. La nervosité, la compensation et surtout
n’oublions pas que la cigarette agit comme coupe-faim et la nicotine comme brûleur de graisses. Mais que
ceci ne soit pas un frein à votre désir d’arrêter de fumer. Buvez beaucoup d’eau et de thé vert (un excellent
palliatif au manque), défoulez-vous en reprenant le sport, soyez raisonnable avec les sucreries et le grignotage
et vous conserverez vos belles courbes.
Enfin, soyez indulgent et patient avec vous-même. La nicotine vous a rendu dépendant et pour vous en défaire
le sevrage est le passage obligé. Quelques jours de manque, quelques semaines d’automatismes à changer… L’occasion
d’apprendre à respirer, de changer vos habitudes et de vous bichonner un peu.
Toutes ces analyses faites, ces questions posées, votre volonté est indéfectible, alors voici venu le moment
de prendre LA décision et de jeter une bonne fois pour toutes briquets et paquets de cigarettes.