Le tabagisme passif
Si les effets nocifs du tabac chez les fumeurs sont maintenant connus depuis une
quarantaine d’années, les certitudes concernant le tabagisme passif n’a été établi que ces dernières années.
Comment fonctionne le tabagisme passif ?
Le fumeur émet deux courants de fumée :
- le courant principal qui est inhalé par la bouche
- le courant latéral qui s’échappe directement de la cigarette, d’une pipe ou d’un cigare
C’est ce dernier courant qui est responsable du tabagisme passif. En effet,
cette fumée qui est inhalée par l’entourage du fumeur est beaucoup plus riche en monoxyde
de carbone, en goudron et autres composés imbrûlés et par conséquent plus toxique que celle que
le fumeur inhale directement.
Ainsi, au-delà de la gêne occasionnée par un environnement enfumé, le tabagisme passif est
susceptible de nombreux effets. Chez la femme enceinte, l’exposition à la fumée augmente les
risques de naissance prématurée, de malformations congénitales et ralentit le développement du
fœtus. Chez le jeune enfant, le tabagisme passif accroît le risque de mort subite du nourrisson
ainsi que les risques d’asthmes, de bronchites, etc. Chez les sujets coronariens, le risque de
mort prématurée est augmenté… Et chez tout un chacun, la fumée irrite les yeux, donne mal à la tête,
picote le nez….
L’Académie Nationale de Médecine estime, qu’en France, le tabagisme passif tue chaque année environ
3 000 non-fumeurs. Les risques demeurent certes moins importants que chez le fumeur mais les conséquences
n’en demeurent pas moins réelles, et surtout ces risques augmentent avec la durée et l’intensité de l’exposition.